top of page
  • LinkedIn
  • Instagram
  • Facebook

Ce matin.

  • Photo du rédacteur: Sandrine Thériot
    Sandrine Thériot
  • 9 févr.
  • 2 min de lecture

Ce soir, j’aimerais que tout s’arrête.

Mais, même là, je crains d’échouer. Comment faire pour réussir, comment ne pas me louper.

Rater sa vie, rater sa mort. Il ne manquerait plus que ça.

J’ose espérer que, ayant durant 50 ans, raté quasiment tout je que j’ai entrepris, je parviendrai au moins à une chose : réussir à mourir. Réussir à me faire mourir avant l’heure.

Ni malade, ni en bonne santé, il me reste sûrement plusieurs années avant ma DLV : date limite de vie. Pourtant, j’ai décidé qu’il était temps d’arrêter les dégâts, de partir quand-même, comme dit la chanson.

Deux mariages, deux divorces. Une récente rupture avec ma dernière compagne.

Trois entreprises. Une cessation d’activité, une faillite et la dernière société qui se montre fébrile.

Pas très reluisant tout ça.

Dans les deux cas, vie pro comme vie perso, pas sûr de vouloir encore me vautrer.

 

Ce matin, j’aimerais que tout s’arrête.

J’aimerais que toutes ces pensées négatives, ces bilans catastrophiques, ces idées noires disparaissent.

J’ai décidé de voir la vie du bon côté.

Je n’ai pas échoué. J’ai expérimenté, j’ai vécu, j’ai agi, j’ai été.

Ce parcours a fait de moi l’homme que je suis maintenant.

Cette nuit j’ai dormi, un peu, j’ai surtout réfléchi.

Je suis riche d’expériences. Des solutions professionnelles, j’en trouverai. L’amour, je le connaitrai à nouveau, peut-être même qu’il sera grand !

Je me fais la promesse désormais de prendre plus de temps. Prendre du temps pour m’émerveiller, de savourer les petits plaisirs, de réfléchir à ce qui est bon, bien et beau.

Aujourd’hui tout ce que j’ai appris et tout ce qui me reste à apprendre et à vivre, je vais le transmettre. Transmettre à qui voudra bien accueillir ce que j’ai à dire, à écrire.

Ce matin, j’ai appris qu’il y a un enfant à naitre.

Ce matin, j’ai appris que j’allais jouer un nouveau rôle.

Ce matin, j’ai appris que j’allais être grand-père.

Commentaires


bottom of page